L'itinéraire principal s'affiche en bleu et les variantes en rouge.
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Attention, un smartphone n'utilise pas toujours les satellites GPS pour calculer sa position.
Il arrive qu'il utilise la position du pylône télécom le plus proche.
Dans ce cas, la position indiquée sur la carte est celle du pylône, pas la position réelle.
Cela se produit très souvent si c'est un navigateur qui calcule la position courante,
beaucoup moins souvent si c'est une application de randonnée qui le fait.
Dans les bois ou en fond de vallée, le signal GPS peut également être perturbé et
induire des erreurs de positionnement de 100m voire plus.
Dans certains cas, un smartphone ne peut pas calculer sa position et fournit des positions fausses.
Il faut toujours vérifier que la position indiquée est plausible.
Description générale
Dernière mise à jour juillet 2026.
Après Dinan, deux itinéraires historiques sont possibles pour continuer vers Vannes, l'un par Saint-Méen-le-Grand, l'autre par l'abbaye de Boquen. L'itinéraire par Saint-Méen est remarquable. Il y a très peu de route, des kilomètres de chemins jusqu'à Saint-Méen, puis à nouveau les chemins de l'ancienne voie romaine de Corseul à Rieux, puis la Forêt de Brocéliande et Tréhorenteuc avant de rejoindre Josselin par l'Étang du Duc à Ploërmel. L'itinéraire par Boquen est moins intéressant pour les chemins. Il y a plusieurs longues sections de route. En revanche, il fait découvrir l'abbaye de Boquen et la Trinité-Porhoët.
Cette étape suit la Rance sur 2 km jusqu'à Léhon, puis surtout la route sur 3 km jusqu'à la sortie de l'agglomération de Dinan au Clos Castel. Le reste de l'itinéraire s'effectue sur des chemins à l'exception quelques petites sections de routes.
29 km du Port de Dinan jusqu'au niveau de Broons, puis 3 km pour rejoindre Broons si on souhaite y faire étape.
À voir en chemin : ancienne abbaye de Léhon, château de Léhon, chapelle de Lannouée (commune d'Yvignac).
À télécharger
À charger sur une application pour smartphone telle que IGNrando qui permet de visualiser l'itinéraire et le pas à pas
À voir en chemin
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L'abbaye de Léhon
Contrôlant un passage sur la Rance, protégé par une forteresse, le bourg de Léhon<
occupait une place stratégique au pied de la ville de Dinan. Les attaques ont
été nombreuses au cours des siècles. Le château a été détruit en 1034, 1065, 1168 et
finalement reconstruit au XIIIe siècle. Quant à l'église abbatiale, elle
a été reconstruite au XIIe siècle après les invasions normandes. L'abbaye de Léhon
avait été fondée au IXe siècle. Sa renommée venait de saint Magloire, deuxième évêque de Dol.
Les moines en avaient rapporté les reliques de l'île de Serk.
L'église abbatiale
conserve un porche roman du XIIe siècle. La voûte de la nef a été reconstruite au XIXe siècle.
La grande verrière date de 1962. L'ancienne avait été détruite en 1944 par l'onde de
choc qui suivit le dynamitage du pont de Léhon. La cuve baptismale date du XIIe siècle.
ELle provient de l'ancienne église paroissiale. L'intérieur de la cuve est gravé de
six poissons. Autour de la nef, on trouve une série de pierres tombales, notamment celles des Beaumanoir.
Signalons celle de Jehan III de Beaumanoir, le héros du combat des Trente.
Au cours de la guerre de succession du duché de Bretagne, le 26 mars 1351, les partis
Blois et Montfort décident de s'affronter en combat singulier, trente combattants
de chaque côté. Au cours de la bataille, Jehan III de Beaumanoir, épuisé par la soif,
aurait réclamé à boire. Son compagnon Geoffroy du Boüays lui aurait répondu: "Bois ton sang,
Beaumanoir, la soif te passera".
Les bâtiments de l'abbaye sont partiellement transformés en musée.
Le réfectoire des moines a été restauré avec soin par les Monuments Historiques de 1987 à 1991.
Les Bénédictins de Saint Maur l'avaient cloisonné et surélevé. Il a retrouvé son volume initial.
Sous les toits, les moines stockaient leurs réserves dans les grandes combles compartimentées.
Le château de Léhon est une fortesse naturelle située au bord de la Rance et au pied de la ville de Dinan.
Il a été construit au sommet de l'éperon rocheux qui domine le bourg.
Le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt dût s'y prendre à deux reprises pour le soumettre.
Impressionné par les défenses du château lors de son premier passage en 1168, il renonça à en faire le
siège. Une année plus tard, il réussit quand même à vaincre les défenses du château et le fit raser.
Après une réconciliation qui intervint quelques temps après, le roi Henri II autorisa le seigneur des
lieux, Rolland de Dinan, à reconstruire son château. La structure que nous voyons aujourd'hui est celle
de la fin du XIIe siècle. Elle est en ruine depuis la fin du XVe siècle. Au XVIIe siècle le château a servi de carrière pour l'entretien
de l'abbaye. Plus récemment, de 2004 à 2006, la municipalité de Léhon a entrepris de le
mettre en valeur. Les sept tours de l'enceinte ont été consolidées. Elles datent des XIIIe et XIVe siècles.
Château-fort de Léhon
Le chemin historique du Tro Breizh à Brusvily
Le chemin historique du Tro Breizh passait très probablement par Brusvily.
Venant de Dinan, il rejoignait à cet endroit la voie romaine de Corseul à Rieux.
La croix située près de l'église de Brusvily est particulièrement intéressante.
C'est une croix ancienne nimbée qui date des environs du XIIe siècle. Un Christ est gravé
sur la face et le revers est orné de cercles concentriques.
Brusvily, croix ancienne
Après Brusvily, il y a deux possibilités pour le chemin historique. On peut suivre la voie romaine Corseul-Rieux jusqu'à Saint-Méen-le-Grand puis Gaël. À Gaël, on croise la voie romaine reliant Rennes à Castennec, une agglomération gallo-romaine secondaire située à 10km au sud de Pontivy. On peut la suivre jusqu'au nord de Josselin où on croise la voie romaine de Corseul à Vannes. C'est peut-être le chemin suivi par saint Méen au VIe siècle quand il a fait le voyage de Dol à Vannes. On sait qu'il a fait étape à Gaël.
Après Brusvily, il y a une deuxième possibilité. Le chemin historique du Tro Breizh pouvait rejoindre la voie romaine de Corseul à Vannes au Grand Saint-Méleuc en Plénée-Jugon. La jonction suit une voie ancienne qui passe par la chapelle templière du Haut Lannouée, le Bois d'Yvignac, le lieu-dit l'Hôtellerie en Trédias, l'ancien prieuré Saint-Georges en Trémeur. Près du Grand Saint-Méleuc, le Ruisseau de la Rieule pouvait être franchi à Pont ès Pélerin, toponyme mentionné dans le cadastre de Plénée-Jugon de 1837. Sur cet itinéraire, des textes du XVe siècle mentionnent un « Chemin des Sept Saints de Biconguy », un « Chemin des pèlerins » ou encore un « Chemin du Roy ».
Yvignac, chapelle de Lannouée
La chapelle de Lannouée
était une possession de l'ordre du Temple.
Elle passe ensuite à l'ordre de St-Jean-de-Jérusalem et devient progressivement
une commanderie centrale regroupant celles de La Nouée, Crehac en Plédran, Montbran
en Plurien, Romillé et l'hôpital de Plumaugat. De la chapelle il subsiste
le choeur du XIe siècle. A 500m au sud de la chapelle, il y a une croix ancienne,
peut-être du XIIe siècle.
Yvignac, chapelle de Lannouée
Ancien prieuré Saint-Georges de Trémeur
Peu après la limite de Trédias, sur la commune de Trémeur, on passe devant
le prieuré Saint-Georges que Dom Lobineau dit être sur le chemin du Tro Breizh.
Il en parle ainsi en 1707: "Ce voyage était une dévotion si en usage
autrefois qu'il y avait un chemin tout au travers de la Bretagne, fait
exprès, que l'on appelait, pour ce sujet, le chemin des sept saints,
dont on voit encore les restes au Prieuré de Saint-Georges près de Dinan".
L'acte de 1346 de la fondation du prieuré précise qu'un hôpital a été établi au bout de la chaussée de Tredias en la paroisse de Tremeur. Un acte de 1470 mentionne un chemin « par lequel l'on va dudit hôpital au bourg de Tremeur, appelé le Chemin des Pèlerins ». Un aveu de 1592 parle du « Chemin du Roy, qui conduit du bourg de Trémeur au couvent de Saint-Georges ».
Trémeur, ancien prieuré Saint-Georges et chemin de Trédias à Trémeur